512e LAETARE de Stavelot 29-30-31 mars 2014

Source: http://www.laetare-stavelot.be/stallumez-vous/

Vous qui avez participé au cortège nocturne du Laetare, vous connaissez l’ambiance particulière et enivrante qui se dégage, avec son humour qui lui est naturel, le samedi soir dans les rues de Stavelot.

Rarement un cortège folklorique aura autant fait l’unanimité.

Conscient du beau spectacle offert au public, le Comité des Fêtes a décidé d’élever le niveau pour 2014.

Avec votre coopération, il veut présenter un CORTEGE LUMINEUX et FOLKLORIQUE.

Il rêve de voir tous les chars illuminés et les gens habillés de lumière.

Différents accessoires peuvent composer ces effets tels que des perles, cordons lumineux, spots, ballons de lumière, papier alu (reflfl étant l’éclairage)…

Un concours départagera la qualité, la recherche et l’originalité.

Les résultats seront rendus le lundi 31 mars à 00 h.30 en même temps que la remise des prix du concours du dimanche.

Nous insistons et vous demandons de devenir les acteurs de ce spectacle d’un nouveau genre tout en conservant une bonne part d’humour et de folklore.

André Burton, Président

Secrétariat : Frédéric CRUTZE – 0498.636.308 www.laetare-stavelot.beinfo@laetare-stavelot.be

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Le rôle du racisme dans l’offensive impérialiste

par Alberto Rabilotta *

Version Español

Le 23 mars dernier, le parti Front National (FN) a obtenu des avancées importantes dans les élections municipales en France. Rien de surprenant pour celui qui a observé un peu la campagne électorale, dans laquelle les médias ont consacré une attention très spéciale et élaborée au FN, un parti qui promeut le chauvinisme rance. Les médias audiovisuels et les quotidiens ont donné beaucoup d’espace au FN, beaucoup plus qu’au Front de Gauche (FG), qui a électoralement un poids supérieur ou similaire à celui du FN, comme a signalé Jean-Luc Mélenchon, dirigeant du FG.

Le résultat de ces élections est important parce qu’il confirme la vaste perte de confiance de l’électorat face aux partis politiques traditionnels. Les votants savent par expérience que ces partis ne tiennent, ni ne tiendront ce qu’ils promettent parce que tous suivent le même scenario, élaboré par les organismes de l’Union Européenne (UE) pour renforcer les politiques néolibérales, c’est à dire les programmes d’austérité et de démantèlement des appareils et de programmes étatiques, régionaux et municipaux. Nous trouvons des preuves de cette situation dans le taux élevé d’abstention et dans la présence de nombreuses listes non identifiées avec les partis traditionnels dans ces élections municipales.

Mais l’essentiel, pour cette analyse, c’est l’effort des médias de presse du système (parce que c’est ainsi qu’il faut les définir) pour renforcer selon l’opinion publique française pendant la campagne électorale l’idée de que le FN allait s’envoler. Et que à un moment donné devrait se produire une alliance électorale entre l’extrême droite de facture fasciste avec la droite néolibérale.

Je crois qu’il est important d’analyser cette fascination médiatique, et par conséquent de ceux qui ont dans leurs mains les leviers du pouvoir réel, pour l’extrême droite, pour les partis dont le versant nationaliste est clairement raciste, pour avoir une image complète dans ce moment historique de tous les points de vue possibles, parce que le système néolibéral dans son ensemble, dans l’UE et aux États-Unis d’Amérique (US) et au Japon, c’est-à-dire dans les centres du capitalisme avancé, il est complètement bloqué dans l’économique, dans le social et dans le politique.

Et dans tout cela le racisme, comme le nationalisme (de pacotille parce que dans le système néolibéral la souveraineté nationale est une chose du passé), sont peut-être des éléments d’importance pour comprendre l’actuelle articulation de l’impérialisme, y compris le cas de l’Ukraine, entre autres.

Le racisme fait partie du colonialisme et de l’impérialisme.

Le racisme est critiqué et dans certaines de ses manifestations est considéré comme un délit par les systèmes légaux dans la majorité des pays, mais dans la pratique quotidienne, dans les « sous-entendus » politiques, sociaux et économiques le racisme est monnaie courante, un simple « préjugé » de plus, acceptable même pour ceux qui ne le pratiquent pas, et il n’est pas du tout vu comme un danger mortel pour les sociétés et l’humanité.

Néanmoins, le racisme, comme le machisme, est quelque chose de plus qu’un préjugé. En réalité il a été et continue à être un élément idéologique puissant au service d’un système de domination.

Le machisme cherche à préserver le système de domination patriarcale, à l’avantage du mâle et au détriment de la femme, par exemple, et encore dans ce terrain les avancées des dernières décennies sont dans de nombreux cas aussi solides qu’ un château de sable, disent beaucoup de femmes.

Le racisme a servi depuis la fin du Moyen Âge, depuis les croisades, de justificatif idéologique, déguisé selon la circonstance avec des valeurs supposées religieuses ou morales, mais au service d’objectifs bien terrestres, comme ceux de s’approprier des richesses et de conquérir des territoires. Et voilà qu’il a eu son rôle pendant les luttes pour la formation des États-Nations en Europe, dans de nombreux cas comme force d’exclusion pour forcer l’homogénéité ethnique, ce qui explique le triste héritage de guerres et de conflits dans le Vieux Continent.

Par exemple, jusqu’à il y a peu de temps, on nous apprenait dans les écoles de certains pays latinoaméricains que les conquistadors espagnols sont venus en Amérique « avec l’épée et la croix ». En ce qui concerne l’épée, jamais on expliquait bien pourquoi, bien que à la fin nous avons compris qu’ils sont venus conquérir par la force pour emporter l’or et l’argent et pour dominer les territoires, mais dans les images et dans les textes on soulignait que la croix représentait la « grande mission » évangélisatrice pour incorporer les indiens sauvages -parce que c’est ainsi qu’on parlait de nos populations amérindiennes- au royaume de Dieu, et ainsi « les sauver ».

Sans la déshumanisation implicite dans le racisme, qui permet de voir l’autre comme un « non être », un sous-humain qui peut être maltraité, explosé, réduit en esclavage et que l’on peut violer ou tuer, n’aurait pas été possible, ou bien acceptable pour les mêmes peuples conquérants, la brutalité extrême des conquêtes aux quelles ils ont soumis tant de peuples et ont laissé des sillages de dizaines ou de centaines de millions de morts, des dizaines de millions d’esclaves, et tant de sociétés et de cultures écrasées.

Sans ces conquêtes et crimes non plus l’accumulation du capital n’aurait pas été possible, comme elle ne continue pas de l’être actuellement si nous voyons l’acharnement de l’empire néolibéral à conquérir les territoires où il ne règne pas avec un pouvoir absolu.

C’est pourquoi nous devons voir le racisme non comme quelque chose de moindre, comme un « mal résiduel de la civilisation européenne » qui a été transmis au reste de monde, mais comme un composant essentiel du système de domination du capitalisme, dans toutes ses étapes, depuis les conquêtes et l’esclavagisme jusqu’à temps présent.

Le racisme est beaucoup plus dangereux que nous le croyons quand il fait partie d’une idéologie nationaliste ou ultranationaliste au service d’intérêts impérialistes. Sans une idéologie qui inclut le concept de supériorité raciale, de supériorité sociale, politique, culturelle ou religieuse qui provoque une désensibilisation totale, il n’est pas possible de réaliser l’« entreprise » coloniale et impériale.

Ce type d’idéologie est nécessaire tant pour lancer, comme pour justifier l’« entreprise » coloniale et impériale, pour créer chez le peuple conquérant les désinhibitions qui leur permettent de réaliser et de vivre dans la conscience collective avec de telles atrocités contre des êtres humains, aussi humains et êtres qu’eux mêmes.

Les britanniques « ont apporté sur leurs épaules la civilisation de l’homme blanc » aux pays de l’Asie, d’Afrique et à d’autres régions, dure « charge » pour l’homme blanc, a écrit R. Kipling, quand en réalité ce qu’a fait « l’homme blanc » était de voler tout ce qui pouvait être volé, de détruire ou écraser les cultures et les organisations sociales existantes pour pouvoir mieux exploiter les peuples, les réduire en esclavage pour servir aux commerçants et aux intérêts des rentiers, de la bourgeoisie et de l’aristocratie de Londres.

Les Hollandais, les Portugais, les Français et les Belges n’ont pas été différents, dans tous les cas il y a eu des massacres et des cruautés indescriptibles pour voler et pour exploiter, pour réduire en esclavage, ce qui n’enlève pas que de temps en temps l’on écoute parler en Europe que ces colonisateurs ont apportée « la civilisation et la langue » aux pays qu’ils ont colonisés.

Chaque peuple conquérant a créé sa carapace idéologique pour pouvoir ignorer et nier systématiquement tout ce que les peuples colonisés ont souffert en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique, en Océanie, au Caribe et en Amérique Latine, et aussi refuser que l’objectif de ces conquêtes était de s’approprier et de rapatrier toutes les richesses qu’ils pouvaient, et garantir les flux des matières premières dont avaient besoin leurs commerces et industries et que leurs esclaves produisaient dans les plantations, comme le sucre en Haïti, par exemple.

Un travail nécessaire mais inaccompli est la décolonisation de la pensée des peuples conquérants et impérialistes. Rien ne pourra avancer si ces peuples ne se dépouillent pas de cette carapace trop bien conservée – par intérêts de classe – qui leur empêche de voir les réalités multiples, riches et complexes, du monde actuel.

C’est dans ce contexte qu’il est important de reconnaître l’importance décisive qu’ a joué le racisme dans la société us, spécialement pour justifier à l’intérieur et vers l’extérieur, l’ « exceptionnalisme » du « destin manifeste », une invention des colons blancs pour rendre invisible les massacres d’amérindiens et l’appropriation de leurs terres, et juste après l’« importation » d’esclaves africains pour les plantations et plus tard l’impérialisme.

Le racisme a des racines profondes et étendues aux USA, parce que dans ce pays les peuples amérindiens ont été pratiquement exterminés, et ceux qui ont survécu ont été parqués dans des réserves et soumis à des contrôles brutaux de natalité. Ils ont été des victimes de l’eugénisme et de l’essai de méthodes génocidaires que plus tard Adolf Hitler a utilisé pour exterminer les juifs, gitans, slaves et les adversaires communistes et socialistes, comme le révèle l’important travail de l’Américain Edwin Black, intitulé « War Against the Weak, eugenics and America’s campaings to create a master race » [1]

Et c’est aux USA que s’est développée une impressionnante « économie de plantations » avec des esclaves apportés d’Afrique, et où a été appliqué un système drastique de ségrégation raciale jusqu’au milieu des années 60 du 20e siècle, mais qui n’a pas totalement disparu et continue d’être pratiqué aujourd’hui sur des terrains économiques, sociaux et politiques contre les afro-américains et les hispaniques.

Comment nous expliquer la russophobie actuelle dans l’UE et les USA ? Est-ce que ce n’est pas une forme due racisme destiné à invalider tout ce que la Russie dit ou fait pour continuer d’appliquer les politiques agressives de l’OTAN et pour transformer la Russie en un vassal de plus de l’impérialisme ?

Qui se rappelle du « péril jaune  », de ce racisme né au 19e siècle pour justifier la pénétration du libéralisme commercial en Chine, pour que entre en Chine l’opium que la Grande-Bretagne produisait en Inde ? La russophobie est un fait et le « péril jaune » une réalité dans toutes les attitudes de l’impérialisme contre la Chine, devenue une industrie potentielle qu’ils ne contrôlent pas effectivement.

En Ukraine le racisme des groupes néonazis (ultranationalistes selon la définition de la presse commerciale) se manifeste contre les russes et les ukrainiens russophones et de religion orthodoxe, et contre les juifs ukrainiens.

Le racisme est un instrument pour pouvoir justifier la domination de peuples entiers. Les Arabes ne sont pas discriminés dans plusieurs pays européens à cause de leur religion, mais pour pouvoir continuer à justifier toutes les actions passées, et en particulier celles que depuis un siècle les puissances impérialistes ont entreprise pour s’approprier le Moyen-Orient et ses richesses, et pour justifier celles qui continuent à s’appliquer dans le présent avec le même objectif.

N’est–ce pas le racisme qui depuis la colonisation s’est implanté et le principe de châtiment collectif est encore exercé de la part des puissances impérialistes dominantes quand le dominé, qu’il soit rebelle ou gréviste, attaque un militaire ou un représentant de la force dominante ?

Pourquoi est-il accepté aujourd’hui sans dire mot que pour un soldat – ou civil – blessé ou mort d’une force d’occupation, quelle soit US, israéliennes ou d’un pays de l’OTAN, il y ait des représailles démesurées qui provoquent la mort de dizaines d’opprimés, en général civils innocents et souvent des enfants, des femmes et des personnes âgées ? Qu’est-ce que cela sinon du pur racisme au service de la domination impériale ?

C’est clair que, dans ses diverses formes, le système impérialiste génère une forme d’« exceptionnalisme » qui sert de justificatif à toutes les atrocités qu’ils commettent depuis longtemps dans n’importe quelle partie du monde.

Le racisme et le nationalisme agressif sont les ingrédients toujours présents dans l’impérialisme, dans ceux du passé, heureux ou écrasés, et dans l’actuel.

C’est pourquoi il faut prêter grande attention à la manière dont l’impérialisme et ses serviteurs présentent les néofascistes ou néonazis, comment ils les définissent ou, pour être plus clair, comment ils les banalisent pour rendre « raisonnable » leur racisme, signe de ce qu’ils seront incorporés à l’idéologie dominante pour sauver le système néolibéral de l’obstacle dans lequel il se trouve bloqué. Cela s’est passé ainsi dans les années 30, rappelons-le nous.

Alberto Rabilotta. Montréal, Canada.

* Alberto Rabilotta est journaliste argentin depuis 1967. Au Mexique pour la « Milenio Diario de Mexico » Correspondant de Prensa Latina au Canada (1974). Directeur de Prensa Latina Canada, pour l’Amérique du Nord (1975-1986) Mexique, USA, Canada. Correspondant de l’Agence de Services Spéciaux d’Information, ALASEI, (1987-1990). Correspondant de l’Agencia de Noticias de México, NOTIMEX au Canada (1990-2009. Editorialiste sous de pseudonymes -Rodolfo Ara et Rocco Marotta- pour « Milenio Diario de Mexico » (2000-2010, Collaborateur d’ALAI, PL, El Correo, El Independiente et d’autres médias depuis 2009.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi.

Notes

[1] Edwin Black a écrit quelques livres très importants, celui-ci et aussi « IBM and the Holocaust ». Pour plus d’information consulter son site www.edwinblack.com

Source: http://www.elcorreo.eu.org/Le-role-du-racisme-dans-l-offensive-imperialiste

La profanation, c’est la basilique du Sacré-Cœur, pas les tags

Auteur: Roland T. (42 ans, professeur d’histoire-géo dans le Val-d’Oise)

Qu’est-ce que j’apprends ce mercredi soir à la radio ? Des graffitis anarchistes à l’entrée de la basilique du Sacré-Cœur à Paris ?

  • « Ni Dieu ni maître ni Etat » ;
  • « Feu aux chapelles » ;
  • « A bas toute autorité » ;
  • « Fuck tourism ».

Qu’est-ce que j’entends dans les commentaires ? TOUS les candidats à la mairie (ainsi que le ministre de l’Intérieur, grand tartuffe des religions dans ce pays) condamnent cette « profanation » (« odieuse » selon Jean-François Copé) ?

Nous ne saurons sans doute jamais qui sont les auteurs de ces actes, sauf si la police se donne des moyens en disproportion du délit incriminé. Je ne le souhaite pas, car j’imagine par avance la sévérité « exemplaire » et hypocrite des sanctions pénales.

Et à quoi bon critiquer « là-bas » les pays qui mettent en prison des chanteuses punks « blasphématoires » si c’est pour faire pareil ici ?

« Profanation » dans toutes les bouches

Par contre, si je rencontre ces « anarchistes », je les engueule, parce que leur acte est contre-productif par rapport… mais par rapport à quoi en fait ? On ne vous l’a pas dit ? Je vais y revenir.

En fait, ce qui me pousse à réagir, ce ne sont pas les graffitis, car à quoi bon rappeler que les actes de personnes qui se pensent irresponsables de ce monde ne peuvent être qu’irresponsables dans ce monde ? Ce qui me donne envie de réagir, ce sont les réactions des responsables politiques.

« Profanation ». Tous utilisent ce mot. Pas délit, pas vandalisme, pas dégradation : profanation. Soit un rapport au sacré. Aucun recul, aucune neutralité dans l’exercice d’une fonction publique. Le fait religieux est posé comme une évidence, et pas question de rappeler que si l’action publique organise la libre expression religieuse, elle ne reconnaît rien.

Des communards tués à cet endroit

Maintenant, venons-en au cœur de cette affaire du Sacré-Cœur, celui qu’aucun politique n’a relevé : pourquoi commettre pareil acte à cette date et à cet endroit ?

Le 18 mars 1871, le peuple parisien, assiégé et affamé, se soulève contre l’Assemblée versaillaise, réactionnaire, monarchiste et cléricale. Les Parisiens montent au sommet de la colline de Montmartre, à l’époque dépourvue de cette fameuse basilique, simple vignoble urbain, sur laquelle se trouvent des canons de l’armée. Le peuple s’empare des armes, proclame la Commune, et en appelle au pays pour défendre la « vraie République ».

Nul n’ignore la fin de l’épisode : lors de « la semaine sanglante » (21-28 mai 1871), l’armée de Thiers reprend la ville au prix de 20 000 à 30 000 morts (vous vous rendez compte ? Quasiment le bilan de l’insurrection du ghetto de Varsovie), exécutés à la chaîne et enterrés sous les rues (on retrouvera plusieurs charniers pendant les travaux de percement du métro dans les années 1897-1902).

L’humiliation par l’édification d’un basilique


Barricade rue de la Bonne, butte Montmartre, durant la Commune de Paris de 1871 (BHVP/Roger-Viollet/Wikimedia Commons/CC)

 

Avant leurs exécutions, traînés dans la ville sous les crachats des possédants, les Communards étaient contraints de s’agenouiller devant chaque église, chaque croix et chaque image sainte rencontrée. C’est que le peuple parisien était déjà, et de longue date, très profondément anticlérical et largement « athéisé », convaincu depuis plusieurs révolutions (1792, 1848) du rôle réactionnaire du clergé.

Et que fait l’Assemblée versaillaise après la reprise de la ville, après ce triomphe face aux gueux ? Car les morts ne lui suffisent pas. Il faut rééduquer les vivants par la pénitence. Il faut leur imposer « l’ordre moral ». Pour ce faire, est votée une loi qui destine la colline de Montmartre à l’érection d’une basilique. Rien que ça. L’humiliation par l’édification.

Une blessure jamais refermée

Les quartiers populaires sont contraints de taire leurs milliers de morts tandis que, lors du discours d’inauguration du chantier, en 1875, on peut entendre que :

« Cette butte [était] sillonnée par des énergumènes avinés, habitée par une population qui paraissait hostile à toute idée religieuse et que la haine de l’Eglise semblait surtout animer. »

L’anarchisme français est né dans cette blessure jamais refermée au cœur du peuple parisien. De cette obscénité. Car s’il y a profanation, c’est d’abord dans la dissimulation du crime sous cette basilique.

Alors messieurs les politiques, quelques tags à effacer… vous qui faites afficher vos trombines à des milliers d’exemplaires sur TOUS les espaces publics disponibles, souffrez qu’on voit la profanation là où elle se trouve : dans l’existence même de cette basilique à cet endroit.

Source: http://rue89.nouvelobs.com/2014/03/20/profanation-cest-basilique-sacre-coeur-les-tags-250836

Célébration du Chotrul Düchen

Chötrul Dutchen, également connu comme Chonga Choepa ou le festival de la lampe au beurre est l’un des quatre festivals bouddhistes commémorant quatre événements de la vie du Bouddha, selon les traditions tibétaines. [ 1 ] Chötrul Dutchen suit de près Losar, le Nouvel An tibétain. Elle a lieu le quinzième jour du premier mois du calendrier tibétain pendant la pleine lune, qui est appelé Bumgyur Dawa. Les quinze premiers jours de l’année célèbrent les quinze jours pendant lesquels le Bouddha accomplit des miracles pour ses disciples afin d’augmenter leur dévouement [ 2 ].

Chotrul signifie « roue de prière » ou « roue de Dharma », objets religieux communs au Tibet et Duchen signifie « grande occasion » en tibétain . Les roues tenues à la main sont des cylindres en bois ou en métal creux attachés à une poignée qui, lorsqu’elles sont activées répandent la bénédiction spirituelle. Le festival Chokor Duchen au Tibet est l’une des quatre grandes fêtes saisonnières (Losar ou Nouvel An tibétain, festival Saga Dawa, Chokor Duchen et Lhabab Duchen) célébrées par tous les bouddhistes tibétains. Pendant ces périodes, il est considéré que les effets des actions positives ou négatives sont multipliées dix millions de fois. Le Festival Saga Dawa en 2013 tombera le 25 mai dans le calendrier solaire. [ 3 ]

Pour commémorer l’événement, les Tibétains font des lampes, traditionnellement de beurre de yak, appelées lampes à beurre, en forme de fleurs, d’arbres, d’oiseaux et d’autres symboles de bon augure. Ils créent aussi des affichages complexes pour les lampes dans leurs maisons et dans les espaces public, en érigeant parfois des structures aussi grandes qu’un immeuble. Toutes les lanternes sont allumées pour célébrer le quinzième jour du mois. [ 4 ]

D’après wikipédia: http://en.wikipedia.org/wiki/Chotrul_Duchen