L’APPEL DU CACA-CONTACT

Le mot corona a pour origine carogna, la « charogne », de car, la « chair » qui a aussi donné le mot carême ; on en trouve trace dans l’expression basque «  me xa encarogna le karemaxoak » : il me faut répandre le carême ou en d’autres termes « bayonner les mâles basqués ».

Le mot corona viendrait également du mot espagnol cojon (« couille ») que l’on retrouve dans l’expression « descojoner el cavallito » : castrer le poulain. Dans l’Egypte Antique, les médecins employaient l’expression « partir en couille au galop » pour alerter d’une épidémie dont le seul remède était l’absorption d’adrénochrome de cheval.

(musique angoissante)

Alors…

Vous êtes vous déjà posé LA question ?

Regardez bien autour de vous. 

Mais aussi derrière et dedans.

Vous êtes vous déjà demandé pourquoi ?

Vous pensiez connaître ?

Étiez-vous vraiment ?

Vous ?

Mais…

Vous pensiez ne rien savoir du Carême ?

(musique de suspense)

IL est partout. IL est le masque.

Et vous en faites déjà partie.

(musique d’aventure)

Le masque est arrivé à pied par la Chine.

Il a fait l’émoi.

Les mois ont fait coalition et nous ont encarêmés.

Bien plus qu’une quarantaine !

CarêmaVirus. Ses varices, ses avarices.

Tourne et vire le virus.

On vide les rues, on serre les vices.

Mais sachez qu’un vrai cubi vaut mieux qu’une fosse cubitale.

Le vrai devient le faux et l’envers devient l’endroit.

Vous avez compris le coude ?

L’Internationale Carnavalière n’est pas dupe du complot caresmal : ce n’est pas en enterrant la hache de pierre que nous servirons la miche ; et ce n’est pas avec un lav’aisselles que le préfet essuie salement les plâtres au pistou.

Eh ! Vous ! Oui ! Toi !

Regarde à l’intérieur du masque. Vois-y l’esfouirade d’une spectaculaire évacuation faciale.

Et apparaîtra alors ton vrai visage en négatif et en relief.

Regarde en face des trous les yeux de ton masque dans le trou de ses yeux.

Dérabache-toi les oreilles avant qu’elles ne sèchent et ne tombent.

Vide-toi le tafanari. Aies le cul vide dit « neuf ».

Sors-toi les doigts du masque. Prépare tes érections présentielles.

Désencarougne-toi de Carême. Vive le non-propre !

Balance ton corps du masque et hydroxycarnavaline-toi !

Enivre-toi de bonne heure et n’oublie pas que le fesses-tifs se joue à un poil de cul.

Retrouve le partage et lo paratge, la covidaloca et la covidencia, ne serait-ce que pour la paix des trous bas d’ours.

Finie la foule sentimentale, montons le masque au front : devenons la « foule-contact ».

« Un jour la vérité fera grand bruit »

Bernadette Louffe

« Le jour viendra de leur faire porter le chapeau »

Santa Capelina

« Mefi que lo con ploù ploù »

La galina de Santa Monina

« Groin groin… Groin groin groin ? Groin ! »

Le cochon de Sant Preker

Le CACA: Collectif informel plus ou moins planqué entre Marseille, Montpellier et les Cévennes, CACA (Collectif Anonyme des Carnavals Ambulants) n’est autre qu’une bande d’ami.es cher.ères, de joyeux lurons, musiciens, artistes du spectacle vivant, passionnés de musiques traditionnelles, ancrés dans la culture occitane et dans sa langue. Les membres de CACA sont liés par l’amour de la fête ensemble, par la joie que crée le besoin de transmettre, les us autant que les coutumes, le parler, les airs et les paroles du pays. Ce qui dessine les contours du collectif et tord le cou à la tradition, la modèle de ses doigts jusqu’à ce qu’elle existe de nouveau par et à travers lui. Une quinzaine de joyeux drilles débarqueront au Nova pour une veillée de carnaval, suivie le lendemain d’un colloque carnavalesque.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s