Animaux totémiques et dragons processionels

Le bestiaire fantastique

Du 26 avril au 21 septembre 2014 au Centre français du patrimoine immatériel à Vitré
Entrée libre du mardi au dimanche de 14h à 18h / Renseignements : 02 99 75 82 90

Vieux et jeune poulain @2008 Clup Piscènois Tarasque @ Maison des Géants "Tribus Lupis" le loup à trois tête, Cournonterral (34) @ Marie (...) Illustration "Animaux totémiques et dragons processionnels"

Où peut-on rencontrer un chameau à une bosse ?
Un poulain à 18 pattes ?
Un bœuf qui avale les jeunes enfants ?

Apparues vers le XVe siècle, les processions d’animaux gigantesques, de monstres et de dragons, à l’occasion de carnavals ou de fêtes votives, demeurent très vivantes dans le Sud de la France, particulièrement en Languedoc-Roussillon. Le Poulain de Pézenas, lo Camel de Béziers, le Bœuf de Mèze et, en Provence, la célèbre Tarasque de Tarascon, figurent parmi les éléments les plus anciens de ce bestiaire fantastique, que l’on rencontre également en Espagne voisine ou en Belgique.

Ces “animaux totémiques” qui ont trait à l’origine légendaire, à l’histoire ou à la vie de la cité, conservent pour les habitants une importante valeur symbolique et identitaire. Le maniement de ces bêtes géantes de bois et de toile, accompagnées de chivalets et de musiciens (hautbois, fifres, tambours…), obéit à un rituel précis, parfois transmis depuis plusieurs siècles. Mais de nouvelles effigies apparaissent ou réapparaissent aussi chaque année, témoignant d’un étonnant dynamisme.

Après les géants du Nord de la France et de Belgique en 2013, le CFPCI invite à Vitré les animaux-totems et dragons des fêtes méridionales : un drôle de bestiaire à découvrir en photo, en vidéo ou “en vrai” !

Le carnaval de Pézenas et son Poulain ainsi que les fêtes de la Tarasque de Tarascon ont été inscrits en 2008 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO au titre des « Géants et dragons processionnels de Belgique et de France ».

En partenariat avec le CIRDÒC – mediatèca occitana, le Musée du Biterrois et la Ville de Pézenas
Avec le soutien de la Région Languedoc-Roussillon et de la Ville de Vitré

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Aller sur le site du Centre français de patrimoine culturel immatériel (CFPCI) – Maison des Cultures du Monde à Vitré

Projet d’inventaire « Géants, animaux et dragons processionnels de France » (2012-2015) porté par le CFPCI
L’exposition « Animaux totémiques et dragons processionnels – le bestiaire fantastique » est organisée dans le cadre des appels à projets du Ministère de la Culture et de la Communication remportés par le CFPCI en 2012 et 2013 au titre de l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France, en application de la Convention UNESCO de 2003. L’ensemble du projet d’inventaire des géants, dragons et animaux totémiques de France, réalisé avec la participation des communautés, associe recherche, documentation et action culturelle en faveur de la reconnaissance et de la valorisation de ces manifestations festives. Le premier volet consacré aux géants au nord de la France a été mené en étroite collaboration avec la Maison des Géants et la Ronde des Géants. Pour ce deuxième appel à projets dédié aux fêtes occitanes et leurs animaux totems, le CFPCI s’est associé au CIRDOC.

Source: http://www.festivaldelimaginaire.com/ANIMAUX-TOTEMIQUES-ET-DRAGONS-PROCESSIONNELS.html

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Nice : la meilleure adresse des couples infidèles !

Victoria Milan est un site de rencontres  qui a fait une enquête auprès de 2.200 français infidèles. 73% d’entre eux passeront les vacances de Pâques avec leur famille, question de tradition. Mais les autres vont partir avec leur amant ou leur maîtresse. Mais où vont-ils aller ? Voici le résultat obtenu :

– Une escapade près de la Côte – par exemple à Nice – 39%

– Un chalet perdu au milieu de la montagne – par exemple en Auvergne – 17%

– Une île – par exemple Majorque (Espagne) – 18%

– Un long voyage exotique – Marrakech (Maroc) – 15%

– Un long week-end citadin  – par exemple à Londres (Royaume-Uni) – 11%

C’est donc Nice qui arrive largement en tête ; la ville serait-elle devenue le temple du stupre et de la fornication ? Ces touristes que nous croisons sur la Prom seraient-ils tous des couples illégitimes ? Est-ce un exemple pour nos enfants ? Quoique c’est probablement plus les draps des hôtels qui en conserveront la trace que les chaises bleues de la promenade…

Léopold II et Caroline Lacroix

Le directeur du site rajoute « La plupart de nos utilisateurs pensent qu’ils peuvent rattraper le temps perdu en famille et profiter de leur amant ou leur maîtresse quand ils sont de retour des fêtes de Pâques… Mais ils préféreraient tout de même passer ce temps-là avec leur partenaire secret ! ». Hum… Que cette idée de secret a du charme. Ces couples illégitimes sont totalement dans la tradition de la Riviera : n’oublions pas que toutes les têtes couronnées amenaient sur la Côte leur sandwich pour passer l’hiver comme Léopold II de Belgique qui, à l’âge de 64 ans, prit comme maîtresse Caroline Lacroix âgée de 16 ans. Il finit même par l’épouser et en mourut trois jours après…

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

Source: http://ficanas.blog.lemonde.fr/2014/04/16/nice-la-meilleure-adresse-des-couples-infideles/

Succès pour le carnaval de Toulouse 2014

Entre 80 000 et 100 000 mille personnes sont venues hier soir se fondre dans le carnaval à Toulouse. Une foule souvent déguisée et grimée a accompagné «Monsieur Carnaval» depuis le Pont-Neuf jusqu’au bûcher des allées Jean Jaurès. Un défilé de chars tous plus fous et créatifs les uns que les autres, a formé ce cortège coloré qui a emprunté les grandes artères de la ville. De l’avis de tous, cette nouvelle édition, résolument très populaire, semble d’une année à l’autre monter en puissance avec toujours plus ferveur : «Chaque année je viens en famille suivre cette fête qui rassemble tout le monde», avoue Marie tandis que Monsieur Carnaval salue son public et la foule assise sur les trottoirs, grisée de musique. Comme Michèle là «heureuse de voir cette manifestation apolitique qui respecte chacun». Dans la fête, on retrouve des têtes connues comme François Briançon, ancien élu qui durant des années a porté le dossier : «On a redonné vie à cet événement. J’espère qu’il se poursuivra dans le temps». Près de lui, Frédéric Brasilès, nouvel élu en charge des événements, avance : «Je ne pensais pas voir un tel bonheur des Toulousains. Le carnaval est une fête populaire qui fait du bien». De tous, l’organisation a été saluée pour son efficacité, grâce à une équipe de bénévoles dont Raymond, ancien des rotatives de la Dépêche. Amusant le petit couac lorsque le défilé des participants au centenaire de la Bataille de Toulouse s’est retrouvé au milieu de carnaval rue de Metz. Ou le camion des éboueurs qui avait fait fausse route… ces anecdotes n’ont pas stoppé la bonne humeur des participants ni l’arrogance de Monsieur Carnaval. Ce dernier, stoïquement, est parti en fumée sur les allées dans un grand éclat de joie d’un public chaviré de bonheur. Cette édition très réussie a été portée à la fois par une météo clémente et un grand besoin des Toulousains de souffler et de s’amuser.

Le Roi Carnaval, en tête de cortège à Toulouse © Laurence Boffet / France 3 Midi-Pyrénées
© Laurence Boffet / France 3 Midi-Pyrénées Le Roi Carnaval, en tête de cortège à Toulouse

Le chiffre : 80 000

participants > Dans le cortège. Selon les organisateurs plus de 80 000 personnes ont participé hier soir à cette troisième édition du Carnaval de Toulouse, organisée par le COCU (Comité d’organisation du carnaval unifié) et partenaires. Cette manifestation avait attiré lors des deux précédentes éditions un peu plus de 40 000 personnes. Soit une belle montée en puissance….


Repères

Coût. Le carnaval 2014 revient à 100 000 €. Une somme allouée à l’association le Cocu par la ville, votée au conseil municipal qui comprend entre autres : le matériel, les salaires des employés, la sécurité, la location de camions, le matériel pédagogique (ateliers seniors-enfants), la restauration des bénévoles et l’animation «Si on déguisait la ville».

Partenaires. Une manifestation rendue impossible sans le soutien des partenaires notamment institutionnels : Office de tourisme, la ville de Toulouse, la Région, Tisséo, la Dépêche du Midi, France Bleue et France 3 Midi-Pyrénées. Mais aussi : la Canaille (vidéos), Isaw, Resod Production, lycée des Arènes, école Axe Sud, IUT Info. Com, les jeunes Victor, Youna et Arthur, Poussière d’ange, Mage Productions et aussi SMTC (camions), Sergent Papers, le collectif culture Bar-Bars, Tout pour la Fête.

Animation : Trois tonnes de confettis prévues pour inonder la ville.

Nettoyage : les grands moyens avec cinq balayeuses et deux laveuses pour laisser place nette en fin de cortège.

Texte: Silvana Grasso

Sources: http://midi-pyrenees.france3.fr/2014/04/06/succes-pour-le-carnaval-de-toulouse-2014-453899.html, http://www.ladepeche.fr/article/2014/04/06/1857380-monsieur-carnaval-emporte-par-la-foule.html

La profanation, c’est la basilique du Sacré-Cœur, pas les tags

Auteur: Roland T. (42 ans, professeur d’histoire-géo dans le Val-d’Oise)

Qu’est-ce que j’apprends ce mercredi soir à la radio ? Des graffitis anarchistes à l’entrée de la basilique du Sacré-Cœur à Paris ?

  • « Ni Dieu ni maître ni Etat » ;
  • « Feu aux chapelles » ;
  • « A bas toute autorité » ;
  • « Fuck tourism ».

Qu’est-ce que j’entends dans les commentaires ? TOUS les candidats à la mairie (ainsi que le ministre de l’Intérieur, grand tartuffe des religions dans ce pays) condamnent cette « profanation » (« odieuse » selon Jean-François Copé) ?

Nous ne saurons sans doute jamais qui sont les auteurs de ces actes, sauf si la police se donne des moyens en disproportion du délit incriminé. Je ne le souhaite pas, car j’imagine par avance la sévérité « exemplaire » et hypocrite des sanctions pénales.

Et à quoi bon critiquer « là-bas » les pays qui mettent en prison des chanteuses punks « blasphématoires » si c’est pour faire pareil ici ?

« Profanation » dans toutes les bouches

Par contre, si je rencontre ces « anarchistes », je les engueule, parce que leur acte est contre-productif par rapport… mais par rapport à quoi en fait ? On ne vous l’a pas dit ? Je vais y revenir.

En fait, ce qui me pousse à réagir, ce ne sont pas les graffitis, car à quoi bon rappeler que les actes de personnes qui se pensent irresponsables de ce monde ne peuvent être qu’irresponsables dans ce monde ? Ce qui me donne envie de réagir, ce sont les réactions des responsables politiques.

« Profanation ». Tous utilisent ce mot. Pas délit, pas vandalisme, pas dégradation : profanation. Soit un rapport au sacré. Aucun recul, aucune neutralité dans l’exercice d’une fonction publique. Le fait religieux est posé comme une évidence, et pas question de rappeler que si l’action publique organise la libre expression religieuse, elle ne reconnaît rien.

Des communards tués à cet endroit

Maintenant, venons-en au cœur de cette affaire du Sacré-Cœur, celui qu’aucun politique n’a relevé : pourquoi commettre pareil acte à cette date et à cet endroit ?

Le 18 mars 1871, le peuple parisien, assiégé et affamé, se soulève contre l’Assemblée versaillaise, réactionnaire, monarchiste et cléricale. Les Parisiens montent au sommet de la colline de Montmartre, à l’époque dépourvue de cette fameuse basilique, simple vignoble urbain, sur laquelle se trouvent des canons de l’armée. Le peuple s’empare des armes, proclame la Commune, et en appelle au pays pour défendre la « vraie République ».

Nul n’ignore la fin de l’épisode : lors de « la semaine sanglante » (21-28 mai 1871), l’armée de Thiers reprend la ville au prix de 20 000 à 30 000 morts (vous vous rendez compte ? Quasiment le bilan de l’insurrection du ghetto de Varsovie), exécutés à la chaîne et enterrés sous les rues (on retrouvera plusieurs charniers pendant les travaux de percement du métro dans les années 1897-1902).

L’humiliation par l’édification d’un basilique


Barricade rue de la Bonne, butte Montmartre, durant la Commune de Paris de 1871 (BHVP/Roger-Viollet/Wikimedia Commons/CC)

 

Avant leurs exécutions, traînés dans la ville sous les crachats des possédants, les Communards étaient contraints de s’agenouiller devant chaque église, chaque croix et chaque image sainte rencontrée. C’est que le peuple parisien était déjà, et de longue date, très profondément anticlérical et largement « athéisé », convaincu depuis plusieurs révolutions (1792, 1848) du rôle réactionnaire du clergé.

Et que fait l’Assemblée versaillaise après la reprise de la ville, après ce triomphe face aux gueux ? Car les morts ne lui suffisent pas. Il faut rééduquer les vivants par la pénitence. Il faut leur imposer « l’ordre moral ». Pour ce faire, est votée une loi qui destine la colline de Montmartre à l’érection d’une basilique. Rien que ça. L’humiliation par l’édification.

Une blessure jamais refermée

Les quartiers populaires sont contraints de taire leurs milliers de morts tandis que, lors du discours d’inauguration du chantier, en 1875, on peut entendre que :

« Cette butte [était] sillonnée par des énergumènes avinés, habitée par une population qui paraissait hostile à toute idée religieuse et que la haine de l’Eglise semblait surtout animer. »

L’anarchisme français est né dans cette blessure jamais refermée au cœur du peuple parisien. De cette obscénité. Car s’il y a profanation, c’est d’abord dans la dissimulation du crime sous cette basilique.

Alors messieurs les politiques, quelques tags à effacer… vous qui faites afficher vos trombines à des milliers d’exemplaires sur TOUS les espaces publics disponibles, souffrez qu’on voit la profanation là où elle se trouve : dans l’existence même de cette basilique à cet endroit.

Source: http://rue89.nouvelobs.com/2014/03/20/profanation-cest-basilique-sacre-coeur-les-tags-250836